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Kidal : l’insubordination de trop de la Cma

La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) à travers un communiqué en date du 22 mai 2020 signé par son président Bilal Ag Cherif a annoncé la libération de 21 prisonniers de la maison d’arrêt de Kidal. L’insubordination de trop fait suite à la grâce présidentielle accordée à 400 prisonniers par le président de la république Ibrahim Boubacar Kéita dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

Le Président de la République Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta a accordé la grâce présidentielle à 400 prisonniers à la veille de la nuit de Leylatoul Qadr ou Nuit du Destin dont chaque musulman connaît la signification et l’importance. Il s’agissait pour le président IBK face à la propagation de la pandémie de la Covid-19 de désengorger les centres pénitentiaires surpeuplés afin de minimiser les risques de contagion à la Covid-19. Ce pouvoir de grâce présidentielle est accordé au président de la république à travers l’article 45 de la constitution 25 février 1992. Ainsi en dehors de lui, personne d’autre n’a le droit encore moins l’autorité de gracier un détenu en dehors d’une décision de justice qui le libère.

Cependant, la coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) maître incontesté de la ville de Kidal à sa tête Bilal Ag Achérif vient encore de prouver que l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger est un document sans valeur. Le président de la Cma Bilal Ag Achérif a annoncé à travers un communique en date du 22 mai 2020, qu’il accorde la grâce à 21 prisonniers de la maison d’arrêt de Kidal dans le cadre du mois sacré du ramadan et la Covid-19. Cette décision de la Cma vient fragiliser d’avantage les relations entre Kidal et Bamako et surtout l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger dont l’application traîne cinq ans après la signature à Bamako.

Cette insubordination de trop rend la Cma coupable de trahison de l’esprit de l’accord devant la communauté internationale et l’Algérie chef de file des négociations et du suivi de l’accord. Ainsi la Cma viole les principes d’intégrité de souveraineté de l’Etat du Mali à travers cette décision dont les prérogatives sont conférées à la seule personne du président de la république par la constitution.

Gabriel TIENOU
©AFRIBONE
Le 26 mai 2020

 

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