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L’exposition d’un projet de maraîchage par les jeunes de Badialan 1

Djiguiné Ibrahima : « le développement d’une communauté passe par l’engagement des jeunes »

Dans le cadre du développement durable, les jeunes de Badialan 1 de la commune III, en partenariat avec l’Institut National des Arts (INA) , le Conservatoire des arts , métiers et du multimédia (CAMM) et l’Ecole Supérieure d’ingénierie, d’architecture et d’urbanisme (ESIAU) ont procédé samedi dernier, à l’exposition d’un projet de maraîchage , du zoo de sidiki et du grin mobile de Cheick Diallo . C’était à l’Institut français de Bamako, en présence de leur chef du quartier accompagné de quelques habitants de cette commune et des initiateurs eux-mêmes .

Cette exposition est une idée primaire des jeunes de Badialan 1, qui se sont donnés la tâche d’exploiter les espaces publics de la commune 3, pour le bénéfice de la population de ce quartier.

Ce projet a pour but principal d’engager les artistes (designers sculpteurs, potiers…), d’accompagner la population et de favoriser le développement économique, social et environnemental de Badialan.

Pour Djiguiné Ibrahima secrétaire général de cette jeunesse : « le développement d’une communauté passe par l’engagement des jeunes ; c’est pour cette raison que nous avons initiés un certain nombre des projets pour aider nos mamans , nos sœurs , nos femmes, nos amis à se trouver un travail » a-t- il déclaré.

Les jardins connectés

En vue d’apporter une réponse à la demande des jeunes de Badialan 1, animés par le souci de reconvertir des friches urbaines au profit de la population de ce quartier. L’Ecole Supérieure d’ingénierie, d’architecture et d’urbanisme (ESIAU) a présenté un projet de réaménagement de ces friches.

Il est subdivisé en trois maquettes dont une pépinière, un jardin maraicher et un espace vert doté des jets d’eau, destinés à accueillir les jeunes mariés et leur familles pour des séances de photos.

Ces maquettes décortiquent les modes d’arrosage et d’élevage qui seront pilotés à l’aide d’une application développée par l’ESIAU , qui sera téléchargeable sur n’importe quel téléphone portable.

Outre, ces aspects, les jardins connectés proposent une autosuffisance grâce à des panneaux solaires et le recyclage des déchets.

Présentation du Zoo de Sidiki

A l’heure où le changement climatique est devenu une réalité, il est donc nécessaire d’être plus vertueux écologiquement. La réalisation d’un tel projet est une interpellation à l’endroit des Maliens en général et de la population de Badialan 1 en particulier, concernant l’usage de ses propres ressources : naturelles, culturelles , humaines

Cette installation est répartie en six espaces : les sculptures monumentales de Sidiki Traoré et Abdoulaye Yampa, Badialan vue d’ailleurs par Elvira Pietrabon et les étudiants de l’ESIAU, Bandialan demain, photographie numérique par klèmèguè.

Sidiki Traoré est depuis 1985 autodidacte plasticien, designer, musicien et co-fondateur du LAC Lassa. Actuellement il s’engage à implanter des sculptures dans sa ville, les intégrer à de nouveaux parcs à des nouvelles places aménagées pour améliorer le quotidien de chacun.

Abdoulaye Yampa, quant à lui est un jeune burkinabais qui a commencé sa carrière avec Sidiki, il s’est fait une place dans le panorama des artistes maliens. Il partage les mêmes aspirations que son maitre Sidiki.

Les étudiants de l’ESIAU sous la direction d’Elvira Pietrabon, doctorante en Urbanisme à l’Université de Venise ont élaboré les cartes de l’affluent du Djoliba, le Diafaranaco qui passe par Badialan et aussi devant l’institut français du Mali. A travers ce projet, les initiateurs ont cherché à répondre à une question simple : comment convaincre les habitants de ce quartier que l’air, , l’eau puis un sol non pollués sont les conditions sine qua none de la durabilité du développement alors que le modèle urbain en cours impose une rupture avec le capital naturel pour ne considérer que le capital industriel ou le capital financier ?

S’agissant de Klémèguè, il est un plasticien urbain , membre fondateur de l’Atelier Badialan, il peint des espaces urbains entre ombre et lumière .Pour cette installation il a travaillé à partir d’images numériques d’espaces publics de Badialan qui longent le Diafaranaco pour construire ces demains urbains, ces demains durables où le citoyen-urbain, redevenu paysan, protège sa ville, ses ressources et son capital naturel.

Le Grin mobile

Un projet initié par le designer Cheick Diallo en collaboration avec les étudiants de l’ESIAU, dont l’objectif vise à concevoir un objet mobile multifonctions de fabrication simple avec des matériaux disponibles et écologiquement pertinent. Il sera constitué des motos tricycles qui seront habillées de trois modules aménagés équipés et fonctionnellement autonomes et permettrait de réduire les factures numériques.

Cet objet roulant va donc offrir à chaque jeune la possibilté de trouver un espace de travail, qu’il ne pourra pas louer, un espace avec lequel il pourra se déplacer inviter d’autres collaborateurs ; c’est sans doute un espace de partage.

Selon l’initiateur, « il peut servir de bureau , de mobilier urbain et surtout d’espace de convivialité associé au grin. C’est d’abord un tisseur de lien ». a-t-il laissé entendre.

Liens utiles :
http://www.institutfrancaismali.org
http://www.conservatoire-arts-mali.org

Darcia
Bamako, le 14 Octobre 2019
©AFRIBONE

 

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