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Le port du Turban, signe de sagesse dans le septentrion malien

Dans le septentrion malien, le turban a une signification profonde. Il est symbole de sagesse. Tout bon adulte qui se respecte et est désireux de se faire respecter, doit en toutes circonstances, arborer son turban.

Sans turban, ni bonnet, dans le conseil des sages, nul n’est autorisé à prendre la parole en public.

Rarement, les hommes se séparent de leur turban.
Même pour manger, les hommes retroussent simplement la partie recouvrant la bouche.

Pour certains imams, le port du turban est un témoignage de l’allégeance au créateur.

Rite initiatique ancré depuis des temps immémoriaux au sein des sociétés du nord du Mali, la cérémonie du turban marque le passage de la puberté à la maturité.

Dans la région de Tombouctou, la cité des 333 saints, la cérémonie du turban, a lieu avant la célébration du mariage et donne lieu à de somptueuses réjouissances prénuptiales, financées par les parents du jeune homme.

Au cours de cette cérémonie, le jeune homme s’apprête à prendre femme. Aidé des patriarches de la communauté, il apprend à nouer le turban autour de la tête, qui consiste à couvrir la tête avec une étoffe blanche qui ne laisse voir que le visage.

Les jeunes hommes qui sont entrés en possession du turban, sont habillés d’un burmous et munis d’un sceptre. Lecture du coran est faite durant la cérémonie.

Les jeunes hommes sont alors conduits à la mosquée de Sankoré, où le premier turban est remplacé par un autre en souvenir des titres qui étaient décernés dans cette ancienne université.

Dans les familles maraboutiques ou chérifiennes, c’est à la fin des études coraniques que les jeunes gens reçoivent le turban.

Ainsi, à l’instar des jeunes mariés, ils intègrent le cercle des sages de la communauté.

Durant la cérémonie, copieux repas sont servis aux invités et nombreux cadeaux sont offerts aux hommes de caste.

Les fiancées, elles se font teindre au henné les pieds. Le henné est considéré comme une plante provenant du paradis.

A Tombouctou, dans le temps, jeunes hommes épousaient les filles choisies par leurs parents, censés connaître suffisamment toute la communauté.

Mais actuellement, nombreux jeunes hommes choisissent eux-mêmes leurs futures épouses.

Ainsi, ils ne bénéficient pas de l’initiation au turban, et ne sont pas autorisés à prendre part aux côtés des initiés aux cérémonies sociales.

Alors, ceux n’ayant pas envie d’être victime de cet ostracisme, font perpétuer la cérémonie du turban.

28 juin 2005

 

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