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Les SOTRAMAS font la beauté de Bamako !

Les sotramas, connus sous la couleur verte, sont un moyen de transport utilisé par la plupart des maliens. Elles leurs permettent de vaquer à leurs occupations à moindre frais. Malgré le mauvais rapport qui existe entre apprentis et passagers, les sotramas demeurent indispensables dans la capitale malienne.

Au quotidien, la plupart des habitants de la capitale malienne se déplacent avec les sotramas. C’est un moyen de transport à deux pilotes notamment un chauffeur et son apprenti. Elles ne possèdent pas d’arrêts officiels. Elles s’arrêtent là où elles peuvent embarquer le client.

Des odeurs de toutes sortes s’y affrontent car le passage de l’air est souvent bloqué par l’apprenti qui sert de fermeture et de signe d’appel à la clientèle au flanc du véhicule. Des barres transversales au-dessus des crânes aident les clients à se maintenir en place. Le chauffeur, pressé ou agité, conduit à toute allure sur la route. Le chemin étant souvent long, l’aventure devient « chacun pour soi et Dieu pour tous. »
L’une des règles majeures pour avoir accès aux sotramas est la rapidité. Les apprentis doivent être dotés de plusieurs savoirs. Par exemple, celui de parler, de comprendre, de calculer, de rechercher les passagers.

Il faut maîtriser les arrêts de sotramas sur toutes les lignes ainsi que le jargon utilisé. Par exemple, Saou (serpents) pour désigner les policiers de la circulation, Koro-kara/Nonssi (tortue/caméléon) pour désigner les personnes âgées, qui marchent très lentement, Moussokoroba (grand-mère/vielle femme) terme moqueur à l’endroit des jeunes filles, Sèdè-sèdè (du peuhl, doucement) pour demander au chauffeur d’aller doucement, Taakè-nèkèla (mettre le feu au fer) pour dire au chauffeur d’accélérer, Togo (jargon ivoirien) signifie100 FCFA.

Les femmes se font rares dans ce métier car les questions de genre et d’émancipation n’y sont pas connues. Les chauffeurs de sotramas et leurs apprentis renseignent également les passagers sur les points d’arrêt comme pinèba-carré à Magnambougou, worobinè-da à Missabougou, Sidiki-ka-sirafara, Yirini-kôro à Badalabougou. Tout ceci fait la beauté du métier et aide les passagers à connaitre les différents arrêts de sotramas sans y avoir mis les pieds.

Les sotramas sont indispensables dans le quotidien des bamakois. Un avenir meilleur les attend malgré le mauvais comportement de certains chauffeurs et apprentis.

Fanta Mariko
Bamako, le 23 Mai 2019
@Afribone

 

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