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Ligne de touche : Ne nous parlez plus de « petites équipes »

On n’est pas encore au bout de nos surprises ou du moins de nos émotions dans cette coupe d’Afrique des nations, Egypte 2019. Plus la compétition avance, plus les émotions deviennent très fortes.

Et dans ces matches couperet, à élimination directe, la sensation est souvent à son comble. Dans cette compétition, les nerfs sont à vif depuis le vendredi dernier, date de l’entame du second tour. Commençons cette ronde de stupéfaction totale avec la mise à mort des Lions désormais domptables du Cameroun. Ils ont été sortis par les Super Eagles ; une formation nigériane qui a su tenir la dragée haute pour se débarrasser du champion d’Afrique.

Autant dire que le détenteur du sacre continental ne défendra pas son bien. C’est un grand étonnement, car quoi qu’on dise, Choupo-Moting, Christian Bassogog et autre Clinton Njie laissaient entrevoir une ligne offensive inarrêtable.

Il en est de même pour le vice-champion d’Afrique, l’Egypte, qui a été boutée hors de sa compétition par l’Afrique du Sud. Les Bafana Bafana, à l’image du Bénin, s’étaient qualifiés pour les 8es en tant que meilleurs 3es et ils ont réussi l’exploit d’éliminer le pays organisateur. Ils ont mis en larmes les 76 000 spectateurs du stade du Caire et contraint le président de la Fédération égyptienne, Hany Abo Rida, à la démission. Que dire aussi des Ecureuils du Bénin qui se sont offert la peau des Lions de l’Atlas du Maroc ?

Désormais, c’est la vérité du terrain qui compte. Ce n’est plus la réputation sur le papier qui donne le statut de favori dans une compétition majeure. Et à ce sujet, les spécialistes du ballon rond gagneraient à réactualiser leurs fiches techniques. Cette CAN aura démontré qu’il y a maintenant un nivellement par le haut du football continental. Mieux, le Bénin et Madagascar ont montré qu’il n’y a plus de poucet ou de novices en CAN. Du coup, ils ont foulé aux pieds tout discours tendant à dire qu’il faut de l’expérience pour aborder un grand tournoi. D’ailleurs l’expérience ne serait-elle pas une lampe que l’on se fixe sur le dos, car ne servant qu’à éclairer le chemin déjà parcouru ?

En tout cas, cette 32e édition de la grand-messe du foot africain aura révélé aux nations dites puissantes qu’en sport comme dans tous les domaines, on n’est pas leader à vie. Il faut un perpétuel travail de fond, et à ce sujet, on est tenté de dire que ce sont les petites équipes qui l’ont bien compris. N’est-ce pas magique le football ?

Kader Traoré
l’Observateur Palaaga du 08 JUILLET 2019

 

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