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Lutte contre la corruption : Un Collectif décide de porter plainte contre le président de la Cour Suprême du Mali

La Plateforme contre la corruption a animé une conférence de presse pour faire part aux journalistes de leur décision de porter plainte contre le président de la Cour Suprême du Mali, Nouhoun Tapily. C’était dans la salle de conférence du Patronat, le 9 mai 2019.

Rebondissement dans l’affaire Nouhoun Tapily- Mamadou Sinsin Coulibaly. Si ces deux hommes ont décidé de fumer le calumet de la paix, grâce à l’intervention de la RECOTRADE, de nombreuses personnes de tout bord (commerçants, société civile, syndicats etc.) ont estimé que cette affaire ne doit pas s’arrêter comme cela. Une première au Mali. Un éveil de conscience ou non en tout cas l’histoire du Mali est un de se réécrire. Que des citoyens de ce pays décident de s’attaquer à un haut fonctionnaire et surtout à un responsable de notre juridiction, il y a de quoi à croire que le citoyen décide de prendre sa destinée en main. Pour les membres de la Plateforme lutte contre la corruption, chacun s’attendait à ce que Nouhoun Tapily porte plainte pour diffamation contre Mamadou Sinsin Coulibaly afin que le citoyen Malien soit mieux édifier.

La plateforme par sa porte-parole, le Pr Clément Dembélé a estimé qu’aujourd’hui, les Maliens s’attendaient à une démission de Nouhoun Tapily comme ce fut le cas au Nigéria. Selon lui, Nouhoun Tapily doit justifier tous ses biens et le débat doit aller dans ce sens. En démissionnant aussi, Nouhoun Tapily allait faire amende honorable et allait se mettre au même pied d’égalité que Mamadou Sinsi Coulibaly devant les juridictions compétentes. En tout cas selon le porte-parole de la Plateforme contre la corruption, ils se sont constitués en collectif pour constituer des dossiers pour une plainte collective. Le Pr Clément Dembélé a indiqué que rien ne le fera reculer même s’il a reçu des menaces d’assassinat et de prise d’otage de sa fille. Pour sa part Mamadou Sinsin Coulibaly a fait savoir à l’ensemble des membres de la Plateforme que la corruption est versatile et que chacun doit s’engager pour la mener, le donner en héritage pour ne pas permettre à la jeunesse d’être sacrifié.

Selon lui, c’est la corruption qui tue l’économie du pays et qui permettra l’avancée du terrorisme. Mamadou Sinsin a indiqué que ce combat n’appartient pas nullement à lui seul Mamadou Sinsin Coulibaly mais à l’ensemble des commerçants, des opérateurs économiques, des ouvriers, des artisans, de la société civile, des paysans, des femmes engagés, bref à l’ensemble des Maliennes et des Maliens soucieux de l’avenir de notre pays. Il a fait savoir que l’intervention des griots entre Tapily et lui ne signifie pas qu’il a trahi. « Je vais pas trahir mon propre combat » a Mamadou Sinsin Coulibaly. Selon lui, l’intervention de la RECOTRADE fait partie de notre société, de nos valeurs. Il va faire comprendre que le poids de notre société pèse très lourd sur le Malien.

Selon Mamadou Sinsi Coulibaly, il faut éviter de personnaliser un combat. Il dira que le changement de génération s’impose maintenant. Il a invité les jeunes à prendre leur destin en main. « Mon avenir se trouve dans ma tombe » dira Mamadou Sinsin Coulibaly car il a invité les jeunes à ne plus compter sur leur génération qui a failli. Il a invité les jeunes à se prendre en main, à comprendre conscience que nous sommes dans l’ère numérique et qu’ils sont les mieux outillés pour amorcer le changement. « Je demande à tous les Maliens de réfléchir de ce que vient de dire, d’être créatif, innovant dans le combat contre la corruption » va faire savoir le patron du patronat.

Selon Mamadou Sinsin, le pays est entrain de sombrer et il est temps que la jeunesse se réveille. Et, il a demandé aux jeunes que s’ils veulent aller, de partir ensemble avec les syndicats, intégrer également la société civile, les femmes engagées, bref toutes les composantes de la société. « Je me suis engagé de ne pas vous trahir » a conclu le patron du patronat. La Plateforme en termes de recommandations : réclame une réforme judiciaire, l’informatisation de tout le système judiciaire, l’élection des procureurs par voie de vote de citoyens pour plus d’autonomie, de transparence et de défense des intérêts des citoyens et une réforme du tribunal du commerce et du pôle économique pour en faire des structures efficaces et pragmatiques

Fakara Faïnké
Le Républicain du 14 Mai 2019

 

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