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M. Abdourahamane Abdou Maïga : « Les diplômes de cette année seront bel et bien validés à l’extérieur »

M. Abdourahamane Abdou Maïga, rassure les parents d’élèves : « Les diplômes de cette année seront bel et bien validés à l’extérieur »

Prévue pour le 05 août, le Baccalauréat 2019, suscite désormais beaucoup de scepticisme au Mali. Les maliens et en particulier les parents d’élèves s’interrogent sur la crédibilité de ce diplôme à l’extérieur. Dans cette interview, M. Abdourahamane Abdou Maïga, proviseur du Lycée Mamadou Sarr, donne des éclaircissements.

Afribone : Partagez-vous l’inquiétude des parents sur la crédibilité des diplômes cette année ?

ABDOURAHAMANE ABDOU MAÏGA : Je suis optimiste, certes l’année a été perturbée et les parents de leur côté ont raison de s’inquiéter ; puisqu’il s’agit là de l’avenir de leurs enfants. Je les comprends, je suis aussi un parent d’élève. Mais compte tenu de certaines mesures prises par le gouvernement à la suite des négociations avec le syndicat, mandat a été donné aux différents chefs d’établissements, de réfléchir sur les stratégies pour valider l’année scolaire. La preuve, l’Etat malien a décidé de prolonger l’année scolaire jusqu’au 31 juillet 2019 et la date du Bac est prévue à cet effet pour le 05 août. prochain . Les emplois du temps ont été revus et les cours de rattrapages ont été organisés. Donc il n’y a pas raison de s’inquiéter, les diplômes de baccalauréat qui seront délivrés cette année seront bel et bien validés à l’extérieur vu que nous sommes dans l’optique d’achever les matières fondamentales.

Afribone : pensez-vous que, l’enseignement malien a encore un impact positif à l’extérieur ?

A. A. M : Bien-sûr ! Le 04 juillet dernier, nous avons organisé le Bac blanc UEMOA, et après le Sénégal, le Mali est le deuxième pays auquel ce type de test a été demandé. Plus de 130 élèves ont été sélectionnés dans chaque établissement pour effectuer ce test. Il s’est déroulé dans deux centres dont le Lycée technique et le Lycée Ba Hamed Diallo. Si l’extérieur n’avait pas confiance à l’Etat malien et en ses capacités, il n’allait pas lui demander d’organiser ce BAC blanc UEMOA. Cela montre que l’enseignement malien a encore son mot à dire à l’extérieur.

Afribone : Aviez-vous l’espoir que les enfants réussiront avec le niveau qu’il faut ?

A. A. M : Ces enfants réussiront avec le niveau car la baisse du niveau actuel n’est pas liée à la grève des enseignants. A mon avis est une responsabilité qui nous incombe tous, les autorités scolaires, les enseignants, les parents ainsi que les élèves doivent jouer leur partition. C’est d’ailleurs une occasion de pousser les enseignants à se parfaire et l’élève à travailler davantage ; il faut une espèce de refondation totale de l’école malienne. Dieu merci dans mon établissement les élèves sont bien conscients de ces grands défis.Pour le moment notre préoccupation est de valider l’année scolaire et je pense que les mesures prises par les autorités vont nous permettre de réussir le pari. Par rapport à Mamadou Sarr, j’ai confiance qu’on obtiendra des bons résultats.

Afribone : Quels conseils donneriez-vous aux parents ?

A. A. M :L’inquiétude des parents nous motive et nous encourage. Nous sommes heureux de voir que dans ce pays il y a encore des gens qui ont le souci de l’école, il y a eu un moment où tout le monde a donné l’impression d’être démissionnaire : le gouvernement, les enseignants et même les parents. Pour ma part, je leur demande de nous accompagner dans notre mission, un syndicat qui est en grève ne veut pas dire que c’est la fin du cycle. Le programme que nous sommes en train d’appliquer aujourd’hui nous permettra de bien valider cette année scolaire. Et je peux estimer que l’année est en train d’être réussie car les mesures prises ne sont pas des moindres : le corps professoral ainsi que les autorités compétentes s’y attellent fervemment. Toutefois il peut y avoir une marge d’erreur de 1% ou 2%, mais l’espoir d’une réussite y est, les syndicats comme les enseignants sont conscients de la situation. Le ministre de l’éducation a échangé avec les enseignants, cela prouve que quelque part il y a une prise de conscience à tous les niveaux.

Darcia Utrech Ripoll B.
Bamako, le 17 Juillet 2019
©AFRIBONE

 

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