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Moine Dicko, présidente de l’association “Anbe kunko” : “Investir dans...

Moine Dicko, présidente de l’association “Anbe kunko” : “Investir dans l’éducation des enfants doit être un combat commun”

Moiné Dicko, quadragénaire, est une femme battante, courageuse et très active. Malgré son niveau d’instruction, elle dirige aujourd’hui plusieurs projets de soutien aux enfants démunies et aux veuves. Présidente de l’Association “Ambè kunko”, pour Moiné Dicko pour sauver le Mali, les autorités et l’ensemble de la société civile devront investir dans l’éducation des enfants, surtout ceux démunis et vivant dans la rue.
Mali Tribune : Parlez-nous de votre association ?

M.D. : Notre association s’appelle “Ambè Kunko”, ce qui veut dire “Nous sommes tous concerné”. Nous travaillons sur beaucoup de chose notamment dans l’assistance des enfants démunis surtout ceux vivant dans la rue. Nous procédons à leur inscription à l’école et nous faisons des actes de naissance pour eux. Nous venons en aide aux veuves et aux femmes qui n’ont pas le moyen de subvenir aux besoins de leurs enfants.

Mali Tribune : Avez-vous des partenaires ? Comment procédez-vous ?

M.D. : Nous avons établi un partenariat avec le tribunal de la Commune VI. Dans un premier temps, le tribunal a facilité l’accès de 94 enfants à des actes de naissance pour faciliter leurs inscriptions dans les six communes de Bamako. Nous avons aussi approché des écoles publiques qui, sur autorisation du ministère de l’Education, ont accepté de prendre les enfants démunis. Mais, ce qui est important de savoir, c’est que nous fonctionnons sur fonds propres. Nous approchons les enfants démunis et on fait tout pour les amener à l’école. Notre travail consiste aussi à aider les parents de ces enfants à les maintenir sur les bancs. Parce qu’il ne suffit pas d’envoyer un enfant à l’école, mais il faut l’y maintenir aussi.

Mali Tribune : Quelles sont vos principales difficultés ?

M D. : Nous n’avons pas le fonds nécessaire. Nous nous débrouillons avec les cotisations de nos membres. Cette cotisation est fixée à 500 F CFA par jour. Cet argent est insignifiant pour nos projets. Nous avons des bénévoles et des agents de recensement des enfants. Nous n’avons pas assez de moyens pour leur déplacement, c’est pourquoi nous cherchons des partenaires.

Mali Tribune : En cas d’appui, quels seront vos projets prioritaires ?

M.D. : Notre objectif principal sera de payer nos employés pour les encourager et trouver des activés pour les femmes. Pour nous, les femmes veuves et démunies doivent avoir des activités génératrices de revenues pour leur permettre de bien s’occuper de leur famille.

Mali Tribune : Votre dernier message ?

M.D. : Nos ambitions sont grandes pour le Mali. L’avenir d’un pays, ce sont ses enfants. Et nous avons des milliers d’enfants démunis qui ne sont pas éduqués. Sans formation, sans études, ils deviendront quoi demain ? Personne ne le sait. Mais, il est certain qu’ils n’apporteront rien à la nation sauf s’ils deviennent des bandits qui seront des dangers pour tout le monde. C’est pourquoi, nous avons donné le nom “Nous sommes tous concerné” à notre association. C’est pour dire que ce combat est un combat commun et nous avons besoin de tous.

Propos recueillis par Sokona Varma
(Stagiaire)

Le Mali-Tribune du 17 Juillet 2019

 

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