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Morcellement des espaces publics et des rues a Kalabancoro : Les vrais faux documents du préfet de Kati mis à nu

Accusés de vente d’espaces publics et de rues dans la Commune rurale de Kalaban-Coro, Sadio Keita, le préfet de Kati, ne cesse de brandir de « vrais faux documents ». Le Collectif pour la sauvegarde des espaces publics va bientôt le tenir.


Le collectif pour la sauvegarde des espaces publics est plus que jamais engagé au devant de la scène de ceux-là qui aspirent à protéger les espaces publics de la Commune rurale de Kalaban-Coro. Au cours d’une conférence de presse, tenu mardi dernier, Yacouba Meicouba et les siens ont dégagé les missions, leurs stratégies de lutte, et les objectifs à éteindre. Convaincus que la vente des espaces publics et des rues, a pris une allure jamais égalée dans la Commune, les jeunes sont sortis de leur réserve.

Quel est le support légal de leur lutte ? Le collectif est parti du Décret du 19 juillet 2002 qui stipule que « l’attribution des concessions urbaines et rurales d’habitation relève de la seule compétence des Mairies, conformément aux dispositions du Décret Numero 02 P-RM du 6 mars 2002 déterminant les formes et conditions d’attributions des terrains du domaine privé immobilier des collectivités territoriales ». En d’autre terme, les préfets ne doivent aucunement s’interférer dans la gestion du foncier dans les Communes.

Après 17 ans d’existence du fameux Décret, le constat, dira le collectif est amère. Plusieurs espaces publics réservés pour la construction d’écoles communautaires, de centres de santé ont été vendus à des particuliers. Autrement dit, ces espaces de plusieurs hectares ont été bradés le plus souvent sans changement de vocation, c’est à dire sans une délibération du conseil communal. Qui en sont les auteurs ? Ce sont très souvent les Préfets du moins pour les espaces publics et les rues. Le collectif dit poursuivre ses investigations et usera de tous les droits légaux pour rentrer en possession des biens publics.

Meicouba dit d’ors et déjà détenir de précieux documents sur la vente des espaces publics et le morcellement de certaines rues par Sadio Keita, préfet de Kati. Ce dernier approché par nos soins dit aussi pouvoir se défendre avec des documents à sa possession.

Le préfet viole les textes et le collectif le rappel à l’ordre

Oumar Diakité, un juriste et membre du collectif, a fait constater le Préfet qui a morcelé et vendu des espaces publics, dit détenir des « documents ». Selon lui, il n’a en réalité que « des faux documents ». A ses dires, Sadio Keita n’a pas qualité d’attribuer des terrains du domaine privé immobilier des collectivités territoriales ce, conformément aux dispositions du Décret de 2002. Et de poursuivre qu’étant donné que les textes l’interdise, « tous ce qu’il a posé comme actes dans ce domaine sont nuls et sans effet ».

Pour le Collectif, en leur qualité de représentant de l’Etat dans le cercle donc censé protéger les biens des collectivités, les anciens Préfets à l’instar de Sadio Keita, ont préféré bradé les espaces publiques au lieu de défendre les intérêts de la Communes.

A Kabala-Est, un espace public de plusieurs hectares a été vendu à un imam par le Préfet Keita pour la construction d’une Medersa. Une autre place publique située à Kalaban-Koulouba a été donnée par ses soins pour la construction d’une mosquée. Le Préfet Keita a vendu à deux particuliers, Sidiki Koné et Sékou Bakary Dembélé, une parcelle pour qu’ils construisent une école privée alors que le plan initial a réservé la parcelle pour une école de base. Même des rues ne sont pas épargnées. Plusieurs d’entre elles ont été morcelées et attribuées à des particuliers.

Le cas le plus récent, affirme les jeunes du collectif, est le morcellement d’une rue à Niamana et à Kalabancoro. Le préfet a vendu celle de Niamana encore en violation des textes. Sacrilège !

Initialement prévue pour une grande rue de 25 mètres, le préfet avec son morcèlement voulait la ramener à 10 mètres. D’après nos investigations, après son forfait, le maire de Kalabancoro, informé et dans le souci de préserver les terrains du domaine privé immobilier des collectivités territoriales, s’y est opposé.. Selon nos recoupements, celui est censé être le représentant de l’Etat possède de vrais faux documents qu’il délivre à tour de bras aux gens.

Le maire étant celui qui l’empêche de s’adonner à son sport favori qu’est la vente des espaces publics et des rues sans état d’âme, obstacle dans la vente des espaces publics. C’est pourquoi, M. Diarra est devenu l’homme à abattre. Faut-il le rappeler le préfet a été muté 6 mois mais n’a toujours pas regagné son poste parce que la vente des espaces publics et des rues lui est monté par la tête.

Après cette conférence de presse, dans les jours à venir, les membres du Collectif ont laissé entendre qu’ils saisiront qui de droits afin de défoncer le comportement de tous ceux là qui se sont attaqué aux biens immobiliers foncier de la Commune.

Amadou Sidibé

Arc en Ciel -
11 Novenbre 2019

 

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