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Persistance de l’esclavage dans la région de Kayes : plus de 1153 personnes déplacées

Persistance de l’esclavage dans la région de Kayes : plus de 1153 personnes déplacées.

Le constat est grave. Encore au 21ème siècle, ils sont et demeurent plusieurs personnes à être victimes d’esclavage dans la première région du Mali. Depuis un certain temps, ces « esclaves » sont victimes d’exaction, de torture….

Dans un communiqué au cours du journal télévisé de 20 heures du 23 Juillet, la Commission nationale des droits de l’homme CNDH a exprimé son amertume face au déplacement massive dû à la pratique de l’esclavage dans la région de Kayes. Les membres de la CNDH ont effectué du 6 au 7 juillet 2019 une mission d’investigation à Mambri une commune rurale du cercle de Kita. Cette mission a été menée à la suite des allégations faisant état de l’arrivée de 1153 personnes dont 534 hommes, 619 femmes et 720 enfants à Mambri. Toutes ces personnes sont victimes d’esclavage par ascendance dans les communes rurales de Guidangou, Djoukoun et Guecouraba situé dans le même cercle. Les membres de la CNDH qui participent à cette mission ont constaté avec amertume et consternation des violations graves du droit de l’homme qui ont poussé les victimes à se déplacer. Des allégations sont récurrentes et persistantes faisant état de pratique d’esclavage notamment dans les localités de Djéma, Yélémané, Nioro du Sahel. Ces personnes sont privées des droits élémentaires en l’occurrence la culture de leurs champs et la réhabilitation de leurs maisons surtout en cette période hivernale. La CNDH, déplore l’absence de mesures humaines d’urgence, envers ses victimes qui sont en perpétuel état de fragilité.

Il est bon de rappeler qu’en juin 2018, ces « esclaves » ont subi de violentes agressions physiques de la part de leurs « maîtres ». Certaines personnes ont été battues à sang, pour n’avoir pas reconnu leur statut d’esclave.

Les ONG et les associations anti-esclavagistes comme TEMEDT, RMFP, Gan baanaxun avaient animé des conférences de presse au cours desquelles, elles avaient décrié la persistance des pratiques de l’esclavage dans la région de Kayes. Elles avaient tiré la sonnette d’alarme sur l’instauration des violences entre les « esclaves » et leurs « maîtres ». Ces violences avaient fait en son temps plusieurs blessés majoritairement des femmes et des jeunes, et un déplacement massif des « esclaves ».

Aucune mesure n’avait été prise de la part des autorités pour sanctionner les auteurs encore moins de protéger les victimes. Alors que l’article 2 de la constitution stipule que «  tous les maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée »

Bissidi Simpara
Bamako, le 25 Juillet 2019
©AFRIBONE

 

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