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Peur sur la ville de Bamako : Assassinats, attaques a mains armees, braquages

L’insécurité est à son comble à Bamako, la capitale malienne. Tout Bamakois est susceptible d’être victime d’un assassinat, d’une attaque à mains armées, de braquage à tout moment et à n’importe quel endroit de la vile. Le grand banditisme, qui devient petit à petit le lot quotidien des habitants de Bamako, inquiète plus d’un. Au point que les populations elles- mêmes se rendent de plus en plus justice.

« Mieux vaut tard que jamais », dit-on. Le gouvernement, à travers le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, est passé à la vitesse supérieure la semaine dernière dans la lutte contre le grand banditisme à Bamako, la capitale malienne. Il a procédé à une vaste opération de nettoyage de repaires des malfrats dans toutes les communes du district de Bamako, la ville des Trois Caïmans. On ne peut que se réjouir du premier bilan de cette opération au cours de laquelle les forces de sécurité déployées à cet effet sur le terrain ont saisi d’importantes quantités d’armes à feu, de fabrications artisanales, de drogues et procédé à des interpellations (voir le communiqué en dessous).

Les saisies de ces armes destinées à tuer ou à déposséder les paisibles citoyens de leurs biens obtenus à la sueur de leur front donnent froid au dos. Elles mettent l’accent sur le degré de l’insécurité qui sévit à Bamako, où les assassinats, les attaques à mains armées, les braquages avaient fini par créer une psychose chez les populations qui se terraient chez elles une fois la nuit tombée. Elles ont aussi révélé au grand jour que Bamako était devenue la ville où les armes étaient à portée de main et n’importe qui pouvait les acheter et à vil prix.

Enfin, ces saisies ont, semble-t-il, amené certains citoyens à coopérer désormais avec les forces de sécurité et à changer de comportement envers celles- ci pour qu’elles mènent dignement son travail de sécurisation des personnes et leurs biens.

La peur était déjà sur la ville de Bamako dont certains quartiers étaient presque assiégés par les voleurs qui avaient un droit de vie et de mort sur les habitants dont ils contrôlaient leurs déplacements. Beaucoup de pauvres citoyens ont déjà fait les frais de l’insécurité grandissante dans les quartiers de la capitale malienne. Soit ils ont été assassinés, soit ils ont été blessés ou mutilés à jamais par des cambrioleurs dont le seul dessein est de s’enrichir sur les biens d’autrui.

Mais il ne fallait pas attendre la mort ignoble du commerçant Abdoulaye Coulibaly, l’assassinat crapuleux de l’imam Abdoul Aziz Yattabaré et bien d’autres pour faire sortir cette grosse artillerie afin de traquer les malfaiteurs dans leur dernier retranchement. Certes, elle a produit son effet, mais il faut qu’elle soit pérenne pour mettre les populations à l’abri des voleurs.

Les autorités maliennes doivent comprendre que la sécurité des personnes et des biens est une fonction régalienne de l’Etat non des citoyens qui sont en train de former des groupes d’autodéfense pour assurer leur propre sécurité.

Déjà, nous vivons les conséquences douloureuses des actions des milices dans la région de Mopti, où des populations sont massacrées pour des raisons obscures. Elles ont intérêt à épargner Bamako d’une telle situation, une ville dans laquelle la tension sociale est devenue un ferment pour une explosion sociale.

Yoro SOW

L’indicateur du renouveau du 04 Février 2019

 

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