Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Autres Actus
Point de mire : Le Mali

Il couvre une fraction des bassins des deux (02) grands fleuves d’Afrique occidentale : le Niger et le Sénégal. Pays de transition entre la foret au Sud et le désert au Nord, situé de part et d’autre du moyen Niger et du haut Sénégal, entièrement enclavé à l’intérieur du continent noir, il occupe une position centrale qui constitue à la fois un avantage stratégique et géopolitique, et un grave handicap économique ; en effet, le Mali est intégralement tributaire de ses voisins pour son commerce extérieur.

Du Nord au Sud, on divise généralement le Mali en trois (03) grandes régions naturelles qui correspondent en fait à deux (02) grandes zones climatiques : saharienne, sahélienne et soudanaise.

La zone saharienne, où les précipitations sont à la fois rares (quelques millimètres par an) et irrégulières comporte une végétation éphémère qui croît après les averses. Contrairement à l’Algérie ou à la Mauritanie, par exemple, le Mali n’a pas de véritable oasis. Les quelques cités sahariennes dispersées à l’intérieur de cette étendue de plus de 300 000 km² sont d’anciens postes militaires français ou d’anciens relais caravaniers, comme Arouane, Tessalit ou Kidal par exemple.

Le Sahel est défini par les géographes comme une zone « non désertique, car soumise au régime des pluies tropicales d’été, insuffisantes toutefois pour permettre la venue à bien des cultures sans un apport d’eau d’irrigation supplémentaire ». Il couvre au Mali environ 400 000 km² où la moyenne annuelle des précipitations se situe, suivant les régions, entre 100 et 400 mm. C’est dans la zone sahélienne que vient de sévir pendant plusieurs années consécutives une sécheresse qui a gravement éprouvé les populations du Mali comme celles de Mauritanie, du Sénégal, de Haute-Volta, du Niger et du Tchad.

Le Nord du Sahel est ouvert par une sorte de steppe où domine l’acacia et où les épineux constituent un véritable pâturage aérien brouté par les chameaux, bœufs, moutons et chèvres des nomades Maures et Touareg. Graminée aux graines piquantes, le cram-cram y couvre aussi de vastes superficies de valeur nutritive médiocre. Les principaux centres se trouvent surtout sur le Niger, comme Tombouctou et Bourem, Kidal et Ménaka.

Le Sud du Sahel possède une véritable couverture herbacée dont la monotonie est rompue par des peuplements de palmiers (doums ou rôniers). C’est ici que vivent en symbiose plus ou moins étroite agriculteurs sédentaires qui mettent en valeur les terres inondées de la vallée du Niger et nomades qui font transhumer leurs troupeaux de bovins et d’ovins. Goundam, Niafounké et Dire sont les principales agglomérations de cette région.

La zone soudanienne est la plus vaste. Elle couvre la moitié de la superficie du territoire malien. Elle couvre la moitié de la superficie du territoire malien. Elle s’étend sur 700 km en latitude, ce qui explique que certains géographes l’aient subdivisée en zones subsahélienne, pré soudanienne, soudanienne proprement dite et préguinéene. C’est la partie la plus riche du pays et celle qui concentre les plus forts peuplements humaines autour de Bafoulabé, Bamako, Bougouni, Kayes, Kita, Koutiala, San, Ségou et Sikasso. Ici, il n’y a qu’une seule saison des pluies (qui dure de cinq à sept mois) et la population est exclusivement sédentaire.

L’agriculture de la zone soudanienne comprend le mil et l’arachide au nord, la banane et les plantes à tubercule au sud. La culture du riz occupe une grande partie du delta intérieur du Niger où paissent également, au moment de la décrue du fleuve, d’importants troupeaux. « Là ou pousse le karité est le Soudan », dit la sagesse populaire malienne. Effectivement, la zone soudanienne constitue un terrain d’élection pour le karité, le kapokier, le néré et le baobab, le caïlcédrat et le fromager.

Clairsemée sous forme de savane-parc, la végétation devient plus dense vers le sud, au voisinage de la Guinée et de la Côte-d’Ivoire sous forme de forêt-galerie. Le Mali se présente comme une suite ininterrompue de savanes et de plateaux latéritiques de faible altitude qui se prolongent vers le nord par de vastes plaines sablonneuses. Il s’agit de terrains très anciens, usés au cours des âges qui sont restés à l’écart des grands soulèvements et plissements.

La roche en place est presque partout recouverte par une épaisse couche de latérite rougeâtre fortement chargée en fer, durcie sous les effets du climat et qui forme une carapace stérile (dénommée bowal par les Peulh et fouga par les Bambara). C’est le cas sur le plateau mandingue entre Kayes et Koulikoro, formé de grès très anciens qui prolongent le massif guinéen du Fouta-Djallon, mais dont l’altitude ne dépasse que rarement 6 à 800 m.

Des falaises rectilignes tracent la limite de ce plateau, parmi lesquelles celles de Tambaoutia qui domine la Falémé, affluent du Sénégal. Certains des paysages de cette région rappellent ceux de la haute Auvergne.

Philippe DECRAENE
L’Inter de Bamako du 11 Juin 2019

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2019 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés