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Profanation du drapeau du Mali à Kidal : l’accord d’Alger en péril

Suite à la montée des couleurs du Mali (Drapeau) sur le camp du Mécanisme d’opération de coordination MOC, une foule dégénérée majoritairement des jeunes et des femmes ont attaqué le gouvernorat et brûlé le drapeau national.

Dans un communiqué au cours du journal télévisé de 20 heures sur la chaine nationale, le gouvernement du Mali a condamné cette attaque contre les locaux et les couleurs du Mali. Cette attaque porte atteinte à l’esprit de réconciliation nationale l’unité et l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Il demande aux signataires de l’accord à conjuguer les efforts afin de cesser des actes qui n’honorent ni ceux qui les commettent ni la République. Ces actes donnent une mauvaise image à la ville de Kidal, au reste de la nation et à la communauté internationale. Le gouvernement rappelle que les auteurs de ces actes s’exposent aux sanctions prévues contre ceux qui font entrave à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Le gouvernement demande aux signataires de l’accord à s’investir pour respecter le drapeau et tous les symboles de la République. « La paix n’est pas un mot mais un comportement de tous les jours. Adoptons des comportements qui honorent la République ».

Pour leur part, les mouvements signataires (plateforme des mouvements signataires du 14 juillet 2013 et la coordination des mouvements de l’Azawad) ont condamnés cette attaque contre la République.

Tout a commencé le mardi 16 juillet 2019 lors de la montée du drapeau du Mali dans le camp du mécanisme d’opération et de coordination MOC. La mise en place du MOC est l’un des points inscrits dans l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Ledit mécanisme est composé de 200 hommes de l’armée malienne, 200 hommes de la plateforme et celle du CMA.

Les habitants de Kidal majoritairement des jeunes et des femmes se sont mis à attaquer le gouvernorat de cette ville. Le drapeau national du Mali a été brûlé par ces manifestants qui cultivent l’esprit séparatiste.

Des vidéos des manifestants circulent sur les réseaux sociaux dans lesquelles ils scandaient Azawad, alors qu’il est prévu dans l’accord d’Alger que l’intégrité territoriale, la forme républicaine et laïque du Mali n’est pas négociable.

Si le gouvernement et les mouvements signataires condamnent cet acte, le parti convergence pour le développement du Mali (CODEM) invite le Gouvernement à tirer tous les enseignements. Pour ce parti, cette situation est inacceptable dans un État de droit. Le parti invite la communauté internationale garante de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger à prendre toutes ses responsabilités afin que de telles situations qui sont de nature à annihiler tous les efforts consentis en faveur de la paix ne se reproduisent.

Pour leur part, le Bureau Politique National de la CNAS- Faso Hèrè invite les Forces Vives de la Nation à l’unité d’action pour la restauration complète et sans condition de la souveraineté du Mali sur l’ensemble du territoire national et des ressources naturelles de notre pays.

Bissidi Simpara
Bamako, le 18 Juillet 2019
©AFRIBONE

 

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