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Répression des manifestations contre le couvre-feu : Le CapDH se dit préoccupé

Le Mali travers l’une des périodes les plus sombres de son histoire. A la situation sécuritaire détériorée depuis plusieurs années, la crise sanitaire est venue s’ajouter. Et maintenant, c’est au tour des contestations des résultats du second tour de l’élection des députés à l’Assemblée nationale de faire surface. Et ces manifestations sont violemment réprimées par les forces de l’ordre. Ce qui indigne les organisations de défense des droits de l’homme.

En effet, le Centre d’assistance et de promotion des droits humains (CapDH) dit avoir appris avec regret, ces derniers temps, la recrudescence des violences liées au couvre-feu entre les forces de l’ordre et les populations dans plusieurs localités du Mali dont Kayes, Kati, Koutiala, Ségou et certaines communes du District de Bamako.

Le CapDH déplore ces évènements malheureux qui surviennent au Mali dans un contexte fragile.

Le CapDH invite les populations au calme, à la retenue et leur recommande le recours aux voies légales et pacifiques pour la réclamation de leurs droits.

Le CapDH, tout en précisant que le couvre-feu a été décrété dans le but de protéger les populations contre la propagation de la pandémie du Covid-2019 qui sévit dans notre pays, les invite à suivre scrupuleusement les mesures d’hygiène et de sécurité recommandées par les autorités compétentes pour une riposte efficace contre la maladie.

Le CapDH rappelle aux forces de sécurité que s’il est évident que les contrevenants au respect des mesures de couvre-feu décrété par le Chef de l’Etat s’exposent à des sanctions pénales suivant des procédures légales, il n’en demeure pas moins que, les actes de tortures et autres traitements cruels, inhumains et dégradants infligés aux contrevenants constituent une violation grave de leurs droits qu’aucune circonstance exceptionnelle ne saurait justifier et engagent la responsabilité pénale des présumés auteurs.

Le CapDH invite donc les forces de sécurité à la responsabilité et au respect des règles d’éthique et de déontologie en inscrivant leurs interventions dans le seul intérêt du maintien de l’ordre public.

Le CapDH suit de près l’évolution de la situation et rappelle que le respect des droits de l’homme est un devoir pour tout citoyen.

André Traoré
Le Soleil Hebdo du 2020

 

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