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Ressources forestières non ligneuses : Une unité de transformation des fruits à faragouaran

La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Keïta Aïda M’Bo, a procédé, mardi dernier, à la réception et la remise officielle de l’unité de transformation des produits forestiers non ligneux notamment le karité, le tamarin et la liane goane communément appelée « zaban » à la coopérative des transformatrices de fruits de Faragouaran (COTRAFFA). Elle était accompagnée pour la circonstance par sa collègue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Diakité Aïssata Traoré. Étaient également présents à la cérémonie, le représentant de la FAO, Amadou Allahouri Diallo, le directeur national des Eaux et Forêts, le général Mamadou Gakou, la présidente de la COTRAFFA, Assétou Kouyaté, ainsi que les notabilités de Faragouaran (cercle de Bougouni, région de Sikasso).

En effet, l’unité de transformation a été installée dans le cadre du projet de coopération technique de la FAO intitulé « Valorisation des produits forestiers non ligneux, cas des noix de karité, du tamarin et du zaban » à Faragouaran. D’un coût global d’environ 200 millions de Fcfa, l’unité est le fruit du partenariat entre le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et la FAO concrétisé par un accord signé en octobre 2017. L’objectif du projet est de contribuer à l’autonomisation des femmes évoluant dans la valorisation des produits issus des filières karité, tamarin et zaban dans la Commune rurale de Faragouaran.

Dans son adresse, Mme Keïta Aïda M’Bo a rappelé que l’importance des produits forestiers non ligneux (PFNL) pour le développement socio-économique et la sécurité alimentaire n’est plus à démontrer. En effet, ces produits complètent la production agricole des ménages en leur apportant des denrées nutritionnelles essentielles, des médicaments traditionnels, du fourrage, de la paille, etc. Ils sont pourvoyeurs, a-t-elle ajouté, d’aliments de secours pendant la période de soudure et constituent ainsi un filet de sécurité alimentaire d’urgence contre les aléas saisonniers pour les ménages.

« Aujourd’hui, les produits forestiers non ligneux offrent aux populations rurales en général et aux femmes en particulier, un bien-être économique et social en leur procurant des revenus additionnels afin de subvenir aux besoins essentiels », a souligné la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Cependant, a-t-elle expliqué, malgré les bienfaits, les filières des produits forestiers non ligneux au Mali n’étaient pas développées en vue de permettre leur promotion et leur valorisation. Elle a, ensuite, indiqué que dans sa mise en œuvre, le projet a permis d’identifier 1835 femmes intervenant dans les filières karité, zaban et tamarin.

La coopérative COTRAFFA qui a été créée est un espace de dialogue et d’échanges entre les différents acteurs. L’atteinte de ces résultats, selon elle, est une contribution significative de son département à l’axe 4 de la vision du président de la République relative à la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique. « Je profite de cette occasion pour demander aux femmes de la Commune de Faragouaran de prendre soin de cette unité gracieusement offerte par la FAO et le gouvernement du Mali « , a-t-elle conclu.

Quant au représentant de la FAO, il s’est dit fier des résultats atteints par le projet. Il s’agissait, selon lui, entre autres, de la création de la COTRAFFA et sa formation en technique d’élaboration des outils de gestion, de transformation, de conditionnement et de commercialisation des produits finis, la réalisation d’un inventaire des peuplements de karité, de tamarinier et de landolphia senegalensis (zaban) et l’estimation annuelle de leur potentiel de production. Il s’est réjoui du travail abattu dans ladite Commune et a souhaité que la FAO et le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de développement durable à l’horizon 2030, travaillent à reproduire partout, où, cela est possible au Mali ce modèle de développement local, de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté.

La présidente de la COTRAFFA a remercié la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et la FAO pour l’infrastructure et a souhaité un suivi pour sa pérennisation.

Envoyé spécial
Mohamed Z.
DIAWARA
l’Essor du 14 février 2019

 

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