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Révolte des jeunes de Tombouctou : « La paternité de ce combat n’appartient pas...

Révolte des jeunes de Tombouctou : « La paternité de ce combat n’appartient pas seulement aux jeunes qui sont sur le terrain mais à l’ensemble des ressortissants de Tombouctou où qu’il soit et qui nous rejoint dans cette lutte » a affirmé Souleymane Alkamiss

Le porte-parole du collectif « Tombouctou réclame ses droits ». Souleymane Alkamiss a animé un point de presse le mercredi 11 septembre 2019 à la Maison de la Presse. L’objectif assigné à ce point de presse était d’éclairer la lanterne des journalistes sur l’évolution de la situation des manifestations des jeunes de Tombouctou.

D’entrée de jeu, le conférencier a fait la genèse de la manifestation des jeunes de Tombouctou. Selon lui, tout est parti du discours du premier ministre Dr Boubou Cissé au cours de sa visite dans la région de Kayes du 29 aout au 2 septembre 2019 suite à la grève du collectif SIRAKO qui réclamait la construction de la route Kati-Kayes. Le collectif « Tombouctou réclame ses droits » estime qu’au cours de ce voyage, le premier ministre avait souhaité « le redéploiement de toutes les entreprises de contstruction de route notamment SATOM pour la construction de la route de kati- kayes ». Selon le conférencier, ce propos serait à l’origine de la colère des jeunes de Tombouctou qui se sentaient frustrés. C’est pourquoi les jeunes de Tombouctou ont pris d’assaut l’aéroport, les voies d’accès à la ville de Tombouctou……

Trois points sont à l’ordre du jour des revendications du collectif « Tombouctou réclame ses droits ». Il s’agit de la reprise des travaux de la route Gomacoura –Léré –Gnafounké-Tombouctou ; la réalisation d’un plan de sécurisation de la région de Tombouctou et enfin les excuses du premier Ministre Dr Boubou Cissé à l’endroit de la population de Tombouctou.

Le porte-parole du collectif « Tombouctou reclame ses droits » a saisi cette occasion pour appeler les ressortisssants de Tombouctou à se joindre à eux. « La paternité de ce combat n’appartient pas seulement aux jeunes qui sont sur le terrain mais à l’ensemble des ressortissants de Tombouctou où qu’il soit et qui nous rejoint dans cette lutte » a affirmé Souleymane Alkamiss

Il est nécessaire de savoir que le gouvernement à travers 4 ministres (le ministre de l’équipement et des transports Zeynab Diop, le ministre de la communication porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré, le ministre de l’agriculture Baba Moulaye, le ministre du dialogue social, du travail et de la fonction publique Oumar Hamadoun Dicko) ont animé une conférence de presse le lundi dans le but d’apaiser les tensions. Selon ces ministres, la reprise des travaux de la construction de la route Gomacoura Tombouctou est prévue pour le 31 décembre 2019. Pour ce qui concerne le plan de sécurisation de la ville de Tombouctou, le gouvernement a affirmé que les forces de défense et sécurité du Mali FAMA et ses alliées sont à pied d’œuvre pour lutter contre les ennemies de la paix et de la quiétude dans toutes les régions du Mali. Sur le dernier point de revendication des jeunes, les conférenciers ont infimé que le premier ministre n’a pas tenu ses propos. Ils ont ajouté que l’entreprise (SATOM) qui est en charge de l’ouvrage est à mesure d’exercer plusieurs chantiers simultanément. Concernant le premier point.

Le collectif « Tomobouctou réclame ses droits » considère la réponse donnée par le gouvernement comme une annonce. Selon le porte-parole Souleymane Alkamiss la date retenue pour la reprise des travaux de la construction est longue. « Toute fois s’il faut attendre cette date il faut immédiatement reprendre la construction de la route (Kouremé Kabara Tombouctou). Cette route permettra aux commerçants de transporter leurs marchandises du bateau vers la ville de Tombouctou.

A noter qu’une mission gouvernementale a été dépêchée aujourd’hui (mercredi 11 septembre 2019) sur la ville de Tombouctou en vue de rencontrer les membres du collectif « Tombouctou réclame ses droits » qui sont sur le terrain.

Bissidi Simpara
Bamako, le 11 Septembre 2019
©AFRIBONE

 

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