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Sécurite sanitaire des aliments : Plus de 420 000 personnes décèdent chaque année des suites des aliments malsains

Selon l’agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (ANSSA), plus de 420 000 personnes décèdent chaque année des suites des aliments malsains. L’information a été donnée hier lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier national de restitution de "l’étude de l’alimentation totale en Afrique subsaharienne : exposition aux contaminations chimiques par voie alimentaire au Bénin, au Cameroun, au Mali et au Nigéria, EAT-R".

Selon une étude réalisée par l’organisation mondiale de la santé (OMS) en 2015, la charge mondiale de la mortalité d’origine alimentaire est estimée à près de 420 000 cas de décès par an, dont principalement des enfants de moins de cinq ans et des personnes vivant dans les sous-régions à faible revenu, notamment au niveau des zones de l’Afrique et de l’Asie du Sud-est.

Au Mali et en Afrique subsaharienne, de nouvelles menaces apparaissent régulièrement du fait de nombreux facteurs parmi lesquels la mondialisation des échanges, l’intensification et l’industrialisation de l’agriculture et de la production animale, les effets du changement climatique, le développement de la Résistance aux anti- microbiens.

Les contaminations aux aflatoxines qui sont des toxines dangereuses affectant nos produits de consommation de base. Il s’agit entre autres de l’arachide, du maïs, du sorgho, du riz, la farine de blé, du manioc, du sésame, du fonio, qui représentent également des secteurs les plus prometteurs de nos économies nationales. L’impact des aflatoxines est dévastateur car sont à l’origine de 30% de tous les cas de cancers du foie dans le monde, dont plus de 40% enregistrés en Afrique, selon le rapport de l’Union Africaine en 2016. Elles sont aussi associées à l’immunodépression, la malnutrition et au retard de croissance chez les enfants. Il faut également ajouter les cas d’empoisonnement aigu dus à l’aflatoxine qui ont affecté nombre de nos pays et entrainé d’importantes pertes en vies humaines.

Les aflatoxines limitent l’accès des agriculteurs africains aux marchés internationaux, car leurs produits ne répondent pas aux normes requises. Le continent perd ainsi au minimum 700 millions de dollars américains par an en recettes d’exportation.
C’est dans le souci de préserver la santé des consommateurs, que l’OMS et la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) à travers le Centre Pasteur de Yaoundé au Cameroun sur le financement du Fonds d’Application aux Normes pour le Développement du Commerce (FANDC)/STDF ont initié en 2016 une étude pour promouvoir l’utilisation de l’alimentation totale comme méthodes rentables pour surveiller l’impact sanitaire potentiel des produits chimiques dans l’approvisionnement alimentaire. L’objectif de cette étude est de mettre à la disposition des systèmes nationaux de sécurité alimentaire des données scientifiques requises pour le Bénin, le Cameroun, le Mali et le Nigéria.

Cet atelier organisé par l’agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (ANSSA) vise à restituer les résultats de cette étude. Pendant deux jours, les participants venus de Bamako et de l’intérieur du pays vont échanger sur les différents dispositifs de contrôle des aliments et les normes codex alimentarius.

Amadou A Diallo, représentant de la FAO au Mali a félicité le gouvernement malien pour les résultats obtenus dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Il a rassuré le Mali de l’accompagnement de la FAO pour éliminer la faim.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Mama Coumaré a souligné l’importance de l’amélioration de l’accès à une alimentation saine et nutritive et de l’augmentation du volume d’exportations des produits alimentaires. "

La réduction des risques liés à la consommation d’aliments passe par la promotion des bonnes pratiques d’hygiène alimentaire notamment dans la production, la transformation, le stockage, le transport et la commercialisation des denrées alimentaires", a-t-il ajouté.

Il rappelé les efforts consentis par le gouvernement à travers l’élaboration d’une politique nationale de sécurité sanitaire des aliments, la création du conseil national de sécurité sanitaire des aliments et de l’agence nationale de sécurité sanitaire des aliments.

Dr Mama Coumaré a donné l’assurance de la diffusion des résultats de cette étude à tous les niveaux de la pyramide sanitaire pour des mesures de santé publique afin qu’on soit dans un Mali à l’horizon 2025 avec moins de maladies et décès évitables par la sécurité sanitaire des aliments et l’eau de boisson. Il a enfin remercié les partenaires techniques et financiers pour leur soutien constant à l’Etat malien dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

Abdrahamane Diamouténé
L’Indicateur du Renouveau du 22 novembre 2018

 

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