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  Sur le fil de l’actualité
Situation politique : Vous avez dit désobéissance civile ?

Décidément, les Maliens (en tout cas, beaucoup parmi eux) sont, de nos jours, fâchés, même très fâchés. Aucun jour ne passe, désormais, sans que ne se forme ou ne se signale un mouvement, un front ou un groupe de contestations et de contestataires.

Le même slogan et le même discours : la désobéissance civile. Tous dénoncent la mauvaise gestion du pays et proposent la désobéissance civile pour « faire changer les choses », trouver une solution aux souffrances des Maliens.

Tous les jours sur les réseaux, dans les quartiers et autres grins, ce sont des plaintes et complaintes qui fusent. Qui pour dénoncer la gestion du pays, qui pour appeler à la révolte ou pointer du doigt l’immixtion du président et de sa famille dans la gestion de l’Etat. Il faut dire que toutes ces contestations ont augmenté un peu plus depuis la proclamation officielle des résultats des législatives par la Cour constitutionnelle et l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale.

On a, d’abord, assisté à des scènes de guérillas urbaines nocturnes pendant une bonne semaine, avant les manifestations diurnes de Sikasso, Kayes et d’autres grandes villes du Mali. Ensuite, est survenue la création du groupement dénommé : Espoir-Mali Koura composé de plusieurs leaders politiques et d’associations avant les mouvements de contestations et d’expression de ceux qui se réclament du Pr. Clément Dembélé. Eux exigent la libération de celui qu’ils considèrent comme leur leader, leur mentor et, en même temps, leur porte-parole.

Le dernier mouvement d’humeur en date est celui, cette fois-ci, des amis du très respecté Imam Mahmoud Dicko. Tous appellent à la désobéissance civile.

Moussa Touré
La Nouvelle Libération du 22 Mai 2020

 

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