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  L’Inter de Bamako
Sorcellerie : Le peuple malien envouté

Attention aux groupes d’ânes errant dans la ville !
Menaces, procès, formation de gouvernement de large ouverture… Le gouvernement peine à faire adhérer le peuple malien à ses réformes. Il n’aurait trouvé cette fois-ci d’autres voies que de recourir à la magie noire pour faire plier les Maliens afin qu’ils acceptent la pilule amère de la révision constitutionnelle.

Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, dit-on. C’est ce que les caciques du pouvoir ont finalement compris dans leur politique de soumission du peuple malien à leurs desiderata. Après les menaces, procès contre les opposants, les journalistes ou tout autre citoyen ne partageant pas leurs points de vue et la formation d’un gouvernement de mission dont des hommes de la politique du tube digestif ont fait leur rentrée, les réformes proposées par le gouvernement à savoir l’adaptation de notre Constitution à l’accord d’Alger de juin 2015 à travers un référendum, le dialogue politique inclusif n’arrivent pas à avoir l’adhésion du peuple malien. Ils avaient placé tout leur espoir dans le gouvernement formé par Dr Boubou Cissé. Hélas ! Il a été boudé par tous ceux qui rêvent d’un nouveau Mali, débarrassé des hommes de surfacturation, de dilapidation des biens de l’Etat, d’accaparement de terre…

Sachant bien que ces moyens n’ont pas produit l’effet escompté, ils auraient recours à la magie noire pour envoûter le peuple malien. Ils auraient fait appel au service des marabouts réputés dans ce genre de travail dans la région de Mopti.

De quoi s’agit-il ?
Un constat patent s’impose de plus en plus aux Maliens, particulièrement aux Bamakois : depuis un certain temps, on assiste à la ruée des ânes en débandade dans les rues de Bamako. On les rencontre par petits groupes de quatre (04) à cinq (05) ânes dans les coins et recoins de Bamako, rendant souvent la circulation routière impossible.

Selon des sources proches des milieux sorciers du Mali, les autorités de la République n’avaient plus d’autres solutions à proposer au peuple malien pour sortir de son imbroglio multidimensionnel que de demander aux sorciers de secouer les fossés, les cocotiers, les feuillages de caïlcedrat de Bamako pour rendre amorphes et soumises les populations maliennes face aux désastres qu’elles vivent de plus en plus dans leur chair et conscience. Le but visé s’est de faire en sorte que les gouvernants continuent à gérer les affaires sans s’inquiéter outre mesure. Toujours selon les mêmes sources, à la rencontre des sorciers dans le centre du Mali, le statut de l’âne a été choisi pour agir sur le peuple malien.

Pour rafraichir les mémoires, l’âne est un animal soumis, supportant les charges, les coups de bâtons, famine et désolation. Le choix porté sur cet animal n’est pas un fait du hasard quand son sait qu’à l’image de l’âne, le peuple travailleur subit tous les coups bas, l’injustice caractérisée, le vol, l’affairisme, toute chose qui le fait croupir sous le fardeau de la gestion calamiteuse de nos affaires par les autorités de la République. La consultation des sorciers semble avoir réussi, rien qu’à regarder le peuple malien descendre dans le labyrinthe de l’histoire sans la moindre possibilité de pouvoir décider de son propre sort comme les bœufs dans le couloir de l’abattoir.

En tout cas, tout se passe au Mali comme si ce peuple a été attaché avec les grosses cordes des sorciers du Mali juste pour le rendre inopérationnel et aboulie.

Cependant, l’histoire nous enseigne qu’à force de retirer la parole au peuple, il finit toujours par la prendre. Ce jour-là, les sorcières et les sorciers montreront leur impuissance face au peuple combattant du Mali car comme le dirait cet adage « la vérité finit toujours par triompher » et le dernier mot revient toujours au peuple.

La Rédaction
Le 15 Juillet 2019

 

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