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Tiebilé Dramé ou l’homme par qui l’Etat se ravale

Par excès de zèle ou d’entrain tout simplement, le ministre des Affaires étrangères se sera illustré en l’espace d’une semaine environ comme l’homme par qui l’Etat malien essuie les convenues. La série a déclenché par sa récente mission à Paris. Un malheur ne venant jamais seul, Tiebilé Dramé en a rajouté à la gêne provoquée par l’ambassadeur Toumani Djimé Diallo en versant presque dans la génuflexion là où de simples excuses suffisaient.

Par-delà le rappel et du rapatriement du diplomate fautif, le chef de la diplomatie malienne a cru bon de traîner aux pieds de Macron jusqu’à la courbette pour se rassurer que le contentieux est définitivement vidé avec la France. Comme si cela ne suffisait pas, son nom est réapparu quelques jours plus tard dans le rocambolesque épisode de l’Imam Mahamoud Dicko et dans le rôle d’intercesseur malencontreux. Il est question là également d’implorer le pardon au nom de l’Etat, mais le ravalement de la République est allé si loin que les deux syndicats de magistrats ont dû donner de la voix pour sauver l’honneur du pouvoir en dénonçant la démarche du ministre des Affaires étrangères.
Blocage des routes en zones Dogono

La communauté dogonne ne décolère pas après la polémique des checkpoints démontés par le pouvoir public à la suite du passage du Premier ministre Boubou Cissé dans le Centre consécutif à la deuxième attaque d’Ogossagou. Pour protester contre la mesure, les adeptes de Dan Nan Ambassagou ont publiquement opté pour la voie de la désobéissance. Profitant d’attaques ou d’arraisonnement de camions de transports, la jeunesse a choisi de paralyser tous les tronçons reliant les grandes contrées. Ils sont pris d’assaut et devraient demeurer inexploitables tant que les checkpoints ne sont pas rétablis au nom du besoin de sécurisation des zones hantées par les colonnes djihadistes.

Le hic est que la mobilité des populations qu’ils prétendent sécuriser est fortement affectée par les protestataires, surtout par cette période électorale. Il nous revient en clair que les candidats aux législatives ne savent plus où donner de la tête et étaient encore confinés pour la plupart à Bamako à la veille du démarrage de la campagne.

Il est loisible de comprendre que l’élection pourrait ne sourire qu’à ceux-là qu’ils voudront bien autoriser à battre campagne quand la mobilité n’est négociable contre espèces.

La Rédaction
Le Témoin du 10 Mars 2020

 

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