Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Dossier
Traite des personnes et pratiques assimilées : la pauvreté, l’un des facteurs prépondérants

La traite des personnes et pratiques assimilées est un phénomène pratiqué au Mali depuis belle lurette. Nous avons décidé de mener une enquête sur les causes de ce phénomène dans le but d’éclairer la lanterne de nos lecteurs.

L’origine de cette pratique avilissante remonte à des siècles, les enfants, les femmes, même les hommes ne font pas exception à la règle. Les causes de cette pratique sont multiples et variées. Le chef du département sociologie anthropologie Dr Bréhima Ely Dicko, approché pour la circonstance, affirme que la pauvreté est un facteur prépondérant de la traite des personnes.

"Nous sommes dans un pays qui fait partie des pays pauvres et endettés où il y ’ a un rapport à l’argent qui est maintenant très développé". Cela a engendré des comportements de cupidité. Il y a des parents, qui confient leurs enfants à des tierces personnes souvent mal intentionnées. Ces enfants tombent ainsi dans un réseau de trafic d’enfants, qui est en fait une véritable source lucrative explique le Dr Dicko. Le Mali est un pays aurifère, [ndrl3ème pays producteur du métal jaune après l’Afrique du Sud et le Ghana].

L’orpaillage demande une main d’œuvre abondante et souvent avec mal rémunéré. Les enfants « filles et garçons » se retrouvent également dans ce réseau de trafic de personnes et ils travailleront sur les mines d’or au bénéfice des trafiquants ou de leurs collaborateurs. Il est bon de noter aussi que la cupidité n’est pas en marge des causes de ce trafic : en effet, bon nombre de victimes sont attirées par le fait d’un bel avenir que les malfrats leur font miroiter afin de les entrainer dans cette spirale avilissante et infernale.

Par le passé, certains trafiquants ont été arrêtés puis relâchés suite à des phénomènes de corruption, ou de laxisme au niveau des appareils judiciaires.

« L’impunité aidant le trafic a continué » dénonce notre interlocuteur. La pesanteur sociale est aussi un facteur d’aggravation de ce phénomène au Mali. en effet selon lui, les malfrats sachant que leurs proches interviendront auprès des autorités compétentes en leur faveur en cas d’arrestation, leur donnent une certaine assurance à continuer leur besogne.

Bissidi Simpara

Bamako, le 11 Février 2019

©AFRIBONE

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2019 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés