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Violences conjugales : les hommes n’en ont pas le monopole !

Les violences dans les couples ne concernent pas que les femmes. Nombres de maris, conjoints, concubins… subissent quotidiennement des agressions physiques, verbales et psychologiques, de la part de leurs partenaires dans le couple. Les violences conjugales sont les actes d’agression portés vers l’un ou l’autre des partenaires dans le couple.

Des études internationales révèlent que 20% des hommes sont victimes de violence conjugale. Ces études internationales démontrent qu’une femme sur quatre subit une forme de violence conjugale, mais aussi qu’un homme sur cinq vit une expérience similaire. Certaines études affirment même qu’il y a très peu de différence entre les sexes. Ces violences sont très généralement physiques, verbales ou psychologiques. Ainsi, en Afrique et partout ailleurs, les hommes n’ont pas le monopole de la violence conjugale.

Les conséquences de violences conjugales sont aussi graves pour les hommes que pour les femmes. Pour les deux, on constate des phases de dépression, de pensées suicidaires, de troubles du sommeil ou de stress post-traumatique. C’est pour cette raison qu’il est important que les thérapeutes, les avocats et la police prennent les hommes maltraités au sérieux. On part encore et toujours du principe que les hommes sont les auteurs, même s’ils portent plainte pour maltraitance. On aura tendance à plus croire une femme qui accuse son ex-partenaire de maltraitance ou qui veut le déchoir de ses droits de père, plus qu’un homme victime de ce genre d’agression. Cependant, les nouvelles visions remettent ces idées stéréotypes en cause.

Les hommes n’ont pas du tout le monopole de la violence conjugale, ni les femmes l’exclusivité du statut de victimes en la matière. Le sujet est tabou pour ces hommes victimes de violences conjugales : « Les hommes qui subissent des violences conjugales sont à peine entendus, et rarement cru par la police et les secouristes ».

En Afrique, notamment au Nigeria, la violence conjugale contre les hommes prend de plus en plus d’ampleurs. Dans nos recherches sur le sujet, nous avons découvert qu’en 2017 au Nigeria ; le procureur général et le commissaire à la justice de l’État de Lagos ont révélé que de nombreux hommes signalent des cas de violences conjugales mettant en cause leurs épouses. Selon eux, il y a eu 55 cas d’hommes qui ont signalé des violences domestiques qu’ils ont subis de part leurs femmes entre janvier 2017 et maintenant, contre 14 enregistrés en 2016. Entre janvier et septembre 2017, 852 cas de violences familiales et de cas apparentés ont été enregistrés dans l’État de Lagos sur un total de 564 cas de violences domestiques.

60 cas de souillure, 30 cas de viol, 11 tentatives de viol et 123 cas de négligence et d’abus d’enfants et 84 autres cas ont été signalés. Selon les données, la plupart des cas d’agressions sexuelles a été perpétrée l’après-midi, et en semaine. Pour plus d’infos : https://bbc.in/2JL7gjn

Concernant notre pays le Mali où la société est plus orientée vers un système patriarcal, il est difficile pour les hommes battus de crier leur peine à la face du monde. « Un homme battu », est presqu’ apparenté à une « mauviette » qu’en un chef de famille digne de ce nom. . Pourtant de nombreux hommes sont victimes de violences conjugales, d’agressions physiques, verbales et psychologiques. Et la violence verbale constitue l’une des plus grandes formes d’ agression des hommes dans notre société. Mais la seule arme dont disposent ces hommes demeure le silence.

Fatoumata Diallo
Bamako, le 19 Avril 2019
©AFRIBONE

 

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