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  Dossier
Zone aéroportuaire : Le ministre des domaines en croisade contre la défiguration et la pollution.

Le ministre Alioune Badra Berthé veille comme à la prunelle de ses yeux sur l’exploitation optimale des domaines publics les plus sensibles de la capitale. C’est le cas de la zone aéroportuaire sur laquelle plusieurs collectivités ont jeté leur dévolu pour résoudre la grande équation de leurs ordures ménagères.

En mal de solution à la problématique des décharges finales, les différentes autorités communaes et du District n’ont vu d’autre destination que le grand espace de « Kalaban-Coura Extension » qui jouxte avec l’Aeroport de Senou. Jusqu’à une date encore récente, c’est là que convergeaient les dizaines de milliers de m3 journellement produits par les différents ménages de la capitale malienne.

Du pain béni, selon toute évidence, pour l’entreprise OZONE. Après que les communes environnantes se sont toutes opposées à devenir des dépotoirs de la capitale, le partenaire marocain y voyait sans doute une alternative à son dispositif de traitement des ordures par un système de compostage longtemps annoncée mais qui tarde à voir le jour.

Quoi qu’il en soit, c’était sans compter avec la vigilance et la rigueur du nouveau ministre des Domaines et des Affaires Foncières. Badra Alioune Berthé, il s’agit de lui, proteste vigoureusement contre le choix de la nouvelle destination des déchets solides, au nom de la protection de la zone aéroportuaire contre les exploitations abusives.

À travers une correspondance adressée à qui de droit, le premier responsable du département des Domaines attire l’attention sur l’usage inapproprié du domaine concerné, en relevant au passage que ladite zone ne saurait se prêter à pareille exploitation.

Et pour cause, argumente-t-il, en plus d’occasionner les divagations d’animaux à proximité des aires d’atterrissage, une décharge d’ordures attire naturellement les volées d’oiseaux susceptibles de provoquer des catastrophes aériennes au contact des réacteurs des avions. S’y ajoute, par ailleurs, que la proximité d’un environnement malsain est de nature à écarter le plus grand aéroport du Mali des normes internationales et affecter par ricochet sa vocation économique et commerciale.

Il s’agit d’une énorme dissonance entre les collectivités du District et l’Exécutif gouvernemental, mais le ministre des Domaines se dit convaincu d’agir pour la bonne cause.

A.KEÏTA
Le Témoin du 17 Décembre 2019

 

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