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Tiébilé Dramé : « Sur la base de notre compilation, notre candidat a recueilli 51,97%... »

Tiébilé Dramé, directeur de campagne de Soumaïla Cissé face à la presse : « Sur la base de notre compilation, notre candidat a recueilli 51,97%... »

Hier, mardi 14 août 2018, Tiébilé Dramé, le directeur de campagne de Soumaïla Cissé était face à la presse au Quartier Général (QG) de campagne sis à Hamdallaye ACI 2000 de Bamako pour faire une mise au point ou du moins, préciser leurs pensées et leurs intentions sur les résultats sortis des urnes.

Au cours de cette conférence de presse, Tiébilé Dramé a précisé qu’ils ne rejettent pas l’ensemble des résultats du vote mais plutôt certaines zones du nord du Mali, les zones CMDT (Compagnie malienne pour le développement des textiles) à Sikasso et les zones office du Niger à Ségou. « Nous ne pouvons pas rejeter tous les résultats dans la mesure où sur la base de notre compilation, sans les résultats des zones grises où les bourrages à ciel ouvert ont eu lieu, notre candidat a recueilli 51,97% de manière régulière et crédible », a déclaré Tiébilé Dramé.

Selon le conférencier Tiébilé Dramé, l’objectif de cette conférence de presse est de préciser leurs pensées, leurs intentions sur les résultats sortis des urnes. « Hier (Ndlr, lundi 13 août), dans sa déclaration à l’intention des militants, Soumaïla Cissé a dit ceci : les premières tendances disponibles indiquent clairement que notre peuple souhaite tourner la page de l’immobilisme de l’incompétence et de l’incurie.

D’ores et déjà, nous rejetons les résultats attribués au président sortant dans plusieurs localités du nord », a rappelé Tiébilé Dramé. Avant de préciser que Soumaïla Cissé a donné quelques exemples notamment dans la commune de Gourma Rharous où il n’y a pas eu d’opération de vote dans plusieurs communes, l’on a attribué au candidat Ibrahim Boubacar Keïta 30 674 voix et à Soumaïla Cissé 6 467 voix, une zone qui, selon Tiébilé Dramé, est traditionnellement le fief de Soumaïla Cissé.

En outre, le conférencier dira que Soumaïla Cissé avait pris également l’exemple de Salam dans la nouvelle région de Taoudéni où le candidat IBK aurait obtenu 11 316 voix tandis que Soumaïla Cissé s’est vu attribué 379 voix. « Anderaboucane dans le cercle de Ménaka, IBK : 9865 voix, Soumaïla Cissé : 1158 voix, Talataye dans le cercle d’Ansongo, IBK : 8 646, Soumaïla Cissé : 547 voix. Tidermène dans la nouvelle région de Ménaka, IBK : 6360 voix, Soumaïla Cissé 87 voix. Ce sont des exemples que nous avons pris pour dire très clairement nous rejetons ces résultats caractérisés par les bourrages d’urne », a-t-il précisé.

Pour lui, il n’y a pas que le nord qui est une zone grise électorale de la fraude, car dit-il, les bourrages d’urne ont été opérés en particulier dans les régions de Sikasso et de Ségou notamment en zone CMDT et office du Niger. « Ce sont les résultats des bourrages d’urne que nous récusons que nous rejetons. En rejetant les résultats de la fraude et du bourrage d’urne, nous sommes conformes à la déclaration du 31 juillet 2018 où avec d’autres candidats nous avons dit que nous n’acceptons pas des résultats affectés par la fraude.

Nous ne pouvons pas rejeter tous les résultats dans la mesure où sur la base de notre compilation, sans les résultats des zones grises où les bourrages à ciel ouvert ont eu lieu, notre candidat a recueilli 51,97% de manière régulière et crédible. C’est la raison pour laquelle, nous exigeons du gouvernement de la République du Mali dès aujourd’hui, la publication des résultats de chaque bureau de vote pour des raisons de transparence », a indiqué Tiébilé Dramé. A l’en croire, les professionnels de la fraude d’Etat veulent se maintenir au pouvoir par le détournement du vote des maliens. « Ils commencent à proférer des menaces en nous accusant de créer les conditions du chao.

Nous disons haut et fort que ce sont des fauteurs de trouble, ce sont des organisateurs et des professionnels de la fraude électorale. Cela doit être clair pour tout le monde. C’est eux qui créent les conditions du chao, c’est eux qui créent les conditions de l’affaiblissement de notre pays. Nous n’acceptons pas leurs accusations gratuites sans fondement. C’est eux qui veulent détourner le vote des maliens », a souligné le directeur de campagne de Soumaïla Cissé.

« Soumaïla Cissé est en tête pour gagner cette élection présidentielle »  

Il a saisi l’occasion pour condamner l’interpellation des responsables de l’agence de communication « Smart Media ». « Quatre d’entre eux ont été libérés. Le cinquième est encore détenu. Ce sont des méthodes inqualifiables de non respect des droits, c’est inacceptable. Leurs ordinateurs et leurs téléphones portables avaient été confisqués, ils n’ont été libérés que le lundi 13 août 2018 à la suite d’une mobilisation de toute la communauté internationale présente à Bamako. Nous sommes dans une République bananière où il faut que toute la communauté internationale se mobilise pour obtenir d’un gouvernement la libération d’ordinateurs et de téléphones portables », a-t-il regretté.

Par ailleurs, il a condamné l’attaque informatique de leur système de compilation de résultat. Chose, dit-il, qui prouve la panique du camp du président sortant. Aux dires de Tiébilé Dramé, la stabilité du pays doit être la préoccupation de tous les acteurs politiques du Mali. Le directeur de campagne persiste et signe : « sans les bourrages d’urne orchestrés dans les zones grises de la fraude, le candidat Soumaïla Cissé est en tête pour gagner cette élection présidentielle ».

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier reconnait que dans la capitale malienne à Bamako, le président sortant est en avance sur Soumaïla Cissé, ce qui n’a pas été contesté par son camp. Cependant, poursuit-il, les bourrages d’urne dans les zones du nord, de la CMDT et de l’office du Niger ne seront pas acceptés. A l’en croire, la pression de son camp sera démocratique. Selon lui, le président IBK et ses gouvernements successifs ont affaiblit le pays. Tiébilé Dramé a signalé qu’IBK et ses gouvernements ont été incapables d’assurer la sécurité. Pour lui, avec un tel bilan, le président aurait du renoncer à se présenter.

A ses dires, Soumaïla Cissé a décidé de participer au second tour pour la stabilité du Mali. Le conférencier a indiqué que les gouvernants veulent continuer à piller le pays comme ils l’ont fait en cinq ans. « Le peuple malien défendra son vote », a-t-il conclu.
Au même moment, le directeur de campagne de « Ensemble pour le Mali », Bocary Tréta favorable au candidat IBK a, dans un communiqué de presse, souligné que concernant les premières tendances du vote du second tour, les résultats issus du système de centralisation de l’Alliance EPM, indiquent que le candidat Ibrahim Boubacar Keïta serait réélu, de manière large et confortable. « Il semble qu’il se place en première position dans la totalité des régions, à l’étranger, ainsi que dans le District de Bamako.

Toutefois, nous attendons avec sérénité les résultats officiels qui devraient être prochainement communiqués par les autorités compétentes », a déclaré Bocary Tréta. Les yeux sont donc braqués sur le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation chargé de l’organisation des élections au Mali qui doit proclamer les résultats provisoires du deuxième tour au plus tard le vendredi 17 août 2018.

Aguibou Sogodogo

Le Républicain du 15 Aout 2018

 

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